Mon enfant ne mange rien !

L’alimentation tient une place prépondérante dans notre quotidien puisqu’elle contribue à la bonne santé de notre corps et de notre cerveau. C’est encore plus vrai pour un jeune enfant qui est en perpétuel développement. Oui mais voilà, si certains petits ont des appétits d’ogre, d’autres boudent régulièrement leurs repas et suscitent bien évidemment l’inquiétude de leurs parents.

Pourquoi un enfant a-t-il peu d’appétit?

Les enfants sont tous des besoins différents et certains ont besoin de plus d’énergie que d’autres. Comme chez les adultes, certains sont très minces et mangent comme quatre alors que d’autre ont plus de rondeurs en ne s’alimentant pas énormément.

L’appétit d’un enfant peut varier en fonction de son humeur, sa fatigue, ses activités physiques et ses rythmes de croissance. Un petit qui « couve quelque chose » peu également avoir moins d’appétit avant que le virus n’apparaisse. Surtout, n’en faites pas une histoire d’état ! Plus vous serez stressé(e) autour de l’assiette de Junior, plus il le sentira et moins il sera enclin à manger.

Ce qu’il est important de retenir c’est que chaque enfant a un rythme de croissance personnel qui influence son appétit en conséquence.  De plus, l’enfant – au contraire de l’adulte – écoute les signaux de faim et de satiété que lui envoie son corps. Il est donc déconseillé de le forcer à manger s’il n’a pas faim au risque de baiser ses sensations naturelles.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Tous les pédiatres vous le diront : un enfant ne se laissera jamais mourir de faim ! Par contre, il ne faut pas hésiter à consulter si votre enfant ne grandit pas, que son poids stagne malgré une augmentation de sa taille, ou si son poids diminue. Cela peut cacher des maux d’origine physique ou psychologique qui pourront être traités à l’aide d’un spécialiste de la petite enfance.

Mon enfant ne mange pas équilibré, quels risques pour sa santé ?

Les repas de votre Loulou se résument à : saucisse/purée et poulet/frites. De plus, il pleure sans cesse pour avoir du chocolat… Bref, on vous rassure mais vous n’êtes pas les seul(e)s à être sur les nerfs quand l’assiette composée de poisson et légumes retourne intacte au destinataire – en l’occurrence vous – ou qu’elle finit tout bonnement sur le sol. Pour vous rassurer, Jean-Philippe Zermati, nutritionniste parisien, affirme qu’il ne faut pas exclure certains aliments aux enfants si ceux-ci sont consommés continuer à développer la découverte du goût pour tous les aliments.

 

Il semble que l’attirance des enfants pour des aliments plus riches et leur aversion pour les légumes verts soient un phénomène universel, observé parmi tous les enfants du monde. Il est possible que ce comportement soit en adéquation avec leur besoin plus élevé au cours de la croissance. L’appétit pour les légumes verts se développera un peu plus tard.

Comment faire au mieux pour alimenter son enfant ?

L’alimentation occupe aujourd’hui une place extrêmement importante dans les sociétés développées et industrialisées. Entre les modes de consommation vegan ou crudivore, le mode d’alimentation paléo ou sans sucres, chacun prêche pour son assiette ! Même si vous-même avez opté pour un type d’alimentation particulier, n’oubliez pas qu’un enfant a besoin de manger varié, sans produits trop transformés, et qu’il ne doit pas être privé d’éléments nutritionnels essentiels à sa croissance.

Les enfants étant curieux de nature, il est facile des les impliquer dans la conception des repas, voire même en amont au moment de faire les courses ou d’ailleurs cueillir les légumes dans le potager. Quand un enfant contribue à préparer un met, il est plus enclin à y goûter.

En outre, les bambins sont très visuels et aujourd’hui, le net et les réseaux sociaux fourmillent de recettes – certaines sont de vraies œuvres d’art – destinées aux chères têtes blondes réputées difficiles. Voici quelques exemples très originaux mais, on ne va pas se mentir, qui demandent un peu d’application et beaucoup de temps.

Mention spéciale à ce père américain qui a préparé une série de repas pour ses enfants à consulter ici, ci-dessous: la tortue Ninja!

 

 

 

 

 

Comment faire aimer les fruits aux enfants selon le modèle Air Force One 😉

Dis-moi qui sera ton prince charmant… avec une crêpe à la grenouille!

Les petits pois passent comme de rien quand on mange la tête de l’ogre Shrek…

En outre, il est important que l’enfant ait un cadre bien défini. Les repas suivent des horaires, ils sont pris à table, idéalement avec un ou plusieurs membres de la famille. Bon à savoir : ne dévoiler pas une nouvelle activité ou un nouveau jouet à votre enfant alors qu’il va être l’heure de manger. L’enfant préférant en général s’amuser, il sera alors difficile de le mettre à table ou il bâclera son repas pour retourner rapidement à son activité ludique.

Comme nous l’avons abordé plus haut, ne forcez pas votre enfant à terminer son assiette. Malgré tout, quand l’enfant est devenu assez grand pour comprendre (3-4 ans), vous pouvez lui expliquer les règles. S’il n’a pas faim ou plus faim, il peut sortir de table mais le réfrigérateur restera fermé jusqu’au prochain repas ou collation. Autre point : il n’est pas conseillé de privé l’enfant de dessert s’il n’a pas (ou pas bien) mangé son plat. Des recherches ont en effet démontré qu’il est néfaste de priver les enfants de dessert puisque ça encourage la perception que le dessert est une récompense. Il est plutôt recommandé de limiter les desserts sucrés à un maximum de deux repas par semaine et de proposer des fruits et yogourts aux autres repas.

Ne donnez pas de punitions ou de récompenses liées à la nourriture. En tant que parent, on est souvent tenté de proposer un chocolat ou une douceur quand Junior pique une crise et qu’il ne veut, par exemple, pas mettre ses chaussures ou aller à la crèche. Si vous souhaitez le convaincre, optez plutôt pour une récompense de type histoire à raconter ou amenez-le à prendre son doudou. Car, si au moindre chagrin, colère ou frustration, le tout-petit reçoit un aliment, il y a de bonnes chances qu’il reproduise ce comportement à l’âge adulte.

Privilégiez l’eau comme boisson principale et les fruits frais plutôt que des jus de fruits. Lorsque vous donnez des jus à votre enfant, essayez de les choisir sans adjonction de sucres (consultez la liste des ingrédients) et évitez les nectars de fruits.

Si votre enfant n’aime pas les légumes, veillez à lui en proposer régulièrement dans son assiette même s’il ne les mange pas. Les goûts changent et les phobies alimentaires disparaissent. Ceci est valable pour tous les aliments.

Laissez votre enfant avoir un certain contrôle sur ce qu’il mange. Par exemple, vous pouvez choisir la qualité des aliments mais le laisser décider de la quantité qu’il désire. Les enfants aiment particulièrement pouvoir se servir eux-mêmes dans les plats.

Enfin, il est conseillé de ne pas diaboliser certains aliments même s’ils ne font pas partie de vos habitudes de consommation. Que vous ne proposiez pas de chips ou de bonbons à votre bambin est une bonne habitude mais vous pouvez faire preuve de souplesse (sauf bien entendu quand l’enfant est trop jeune ou qu’il souffre d’allergies alimentaires) lors d’un anniversaire ou d’une invitation chez des proches.

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